Quand la nuit déploie son manteau de velours,
Le sommeil devient un voyage à deux voix.
Dormir ensemble, c’est ancrer son amour
Dans l’abandon total, sans peur et sans lois.
Les battements de cœur s’accordent en silence,
Tandis que l’ombre efface les bruits du jour,
Créant ce refuge, cette douce évidence,
Où l’âme se repose, à l’abri du parcours.
Puis vient le matin, ce premier filament,
Où la conscience hésite et le rêve s’étire.
C’est là que s’opère le plus beau dénouement :
Sentir contre ma peau ton souffle s’écrire.
Ton corps chaud s’invite, s’imbrique et se colle,
Comme une île déserte trouvant son océan,
La morsure du froid soudain s’envole,
Dissoute par ce feu, par ce lien vivant.
S’éveiller ainsi, c’est réapprendre à naître,
Dans la courbe d’un bras, dans l’or du réveil,
Laisser la chaleur de l’autre nous pénétrer,
Avant même que n’entre un rayon de soleil.
C’est un rempart de chair, une paix souveraine,
Qui dit tout bas, sans qu’un mot ne soit dit :
Tant que nos peaux s’unissent et s’enchaînent,
Le reste du monde est un bruit qui s’oublie.
Gemini(c), 2026
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