Gratitude

Alors que j’étais sous la douche chaude, ce matin, je pensais avec gratitude à tout ce que des hommes et des femmes ont dû inventer et mettre en place, pour que ce simple plaisir puisse se répéter quotidiennement.
Pour que l’eau chaude arrive jusqu’à moi, il a fallu que l’on construise un réseau d’aqueduc, acheminant de l’eau (potable) de l’usine de filtration d’eau jusque chez moi. L’eau froide est ensuite redirigée dans la maison à travers une série de tuyaux vers le chauffe-eau électrique qui la maintient constamment à une température élevée, pour que l’eau chaude soit disponible à la demande.
Un énorme barrage hydro-électrique a été bâti au Québec dans les années 70 et un gigantesque réseau de fils à haute tension a été mise en place pour acheminer toute cette électricité du grand Nord québécois jusqu’à nos villes du Québec et ce, à un prix très abordable quand on compare avec ce qui se fait ailleurs dans le monde. Toute cette électricité est disponible à la demande.
Le drain de ma douche est connectée à un réseau de collecte de l’eau usée et qui est réacheminée vers l’usine de filtration d’eau. On boucle la boucle. Dans la douche, avec une simple molette, je peux choisir le bon réglage d’eau chaude et froide pour obtenir la température souhaitée. Un ensemble de robinetterie, m’offre différents jets, plus intenses ou plus doux selon ce dont j’ai envie. J’emploi un pain de savon Dove, dont la formulation brevetée contient toutes sortes d’ingrédients qui en font un produit non desséchant qui nettoie sans décaper. On y retrouve un Disium Lauroyl Isethionate, de l’acide stéarique, du suif de sodium, du palmitate de sodium, du laurate de sodium, de la cocamidopropybetaïne, de l’eau, du sel, du EDTA tétrasodique et du dioxyne de titane. Cette formulation a été développée et testée rigoureusement avant d’être mise en marché, revérifiée et approuvée par les autorités compétentes pour nous assurer qu’elle ne comporte aucun risque pour la santé. Des tonnes de gens y ont travaillé, j’en suis persuadé.
Parfois, on oublie d’apprécier toute ces petites choses qui nous facilitent la vie quotidiennement et c’es fou comme il y en a. Il suffit de regarder un peu autour de soi et en prendre vraiment conscience. J’ai de la gratitude ce matin, pour le génie humain.
Apprendre les langues
J’aime beaucoup Duo Lingo pour apprendre les langues.
Tous les matins, depuis quelques années maintenant, je fais des mini sessions de 5-10 minutes pour apprendre l’espagnol. C’est ludique, amusant, facile. Duo Lingo est très efficace par son approche qui favorise l’écoute, la traduction de l’espagnol au français ou vice versa, écrire ce qu’on entend, prononcer les mots ou phrases dans cette langue. C’est très complet et ces mini sessions sont plus efficaces, je pense, qu’un court intensif de quelques heures par semaine durant une période donnée, parce que c’est répétitif et qu’on n’épuise pas non plus le cerveau ou la motivation. Quand j’ai fait le chemin de Compostelle dans le nord de l’Espagne, en 2006 et 2008, je ne comprenais ni ne parlais espagnol. Ça aurait sans doute été différent avec les connaissances acquises depuis, mais en même temps, le dépaysement culturel et linguistique avait ajouté à l’expérience.
Depuis 2 semaines, en plus des mini sessions d’espagnol quotidiennes, je me suis mis au Chinois. Pourquoi le Chinois? Pour le défi, parce que ça me paraissait vraiment difficile. Pourtant, encore une fois, la méthode de Duo Lingo est efficace. Je reconnais maintenant 50 sinogrammes et le son des mots me deviennent de plus en plus familier. On dit qu’en connaissant 2500 sinogrammes, on peut lire un journal en Chinois. À ce rythme, je pourrais y parvenir sans trop d’effort en environ deux années.
学习的乐趣
L’alchimie de l’aube
Quand la nuit déploie son manteau de velours,
Le sommeil devient un voyage à deux voix.
Dormir ensemble, c’est ancrer son amour
Dans l’abandon total, sans peur et sans lois.
Les battements de cœur s’accordent en silence,
Tandis que l’ombre efface les bruits du jour,
Créant ce refuge, cette douce évidence,
Où l’âme se repose, à l’abri du parcours.
Puis vient le matin, ce premier filament,
Où la conscience hésite et le rêve s’étire.
C’est là que s’opère le plus beau dénouement :
Sentir contre ma peau ton souffle s’écrire.
Ton corps chaud s’invite, s’imbrique et se colle,
Comme une île déserte trouvant son océan,
La morsure du froid soudain s’envole,
Dissoute par ce feu, par ce lien vivant.
S’éveiller ainsi, c’est réapprendre à naître,
Dans la courbe d’un bras, dans l’or du réveil,
Laisser la chaleur de l’autre nous pénétrer,
Avant même que n’entre un rayon de soleil.
C’est un rempart de chair, une paix souveraine,
Qui dit tout bas, sans qu’un mot ne soit dit :
Tant que nos peaux s’unissent et s’enchaînent,
Le reste du monde est un bruit qui s’oublie.
Gemini(c), 2026
Le pêcheur

Au milieu du lac, là où l’eau cesse d’écouter le vacarme du monde, les vagues bercent la chaloupe du pêcheur avec la tendresse du parent qui oscille doucement le berceau de l’enfant. Le fil bien tendu de sa ligne, descend dans les profondeurs de l’eau sombre, indifférent aux grondements qui secouent les rives.
À gauche, une colline s’embrase sous les cris des belligérants. À droite, une autre répond, vomissant des éclats de feu qui se reflètent sur l’eau comme des soleils brisés. Les bombes montent, retombent, éclatent et pourtant, le lac demeure un miroir, seulement frémissant, comme si la guerre n’était qu’un orage lointain. Le pêcheur, lui, respire lentement. Chaque souffle efface un peu du tumulte. Ses mains, tannées par le vent, tiennent sa perche avec la douceur d’un vieux rituel. Il attend le frémissement d’une prise, un signe minuscule, presque sacré, que la vie continue malgré les hommes.
Autour de lui, les explosions dessinent des cercles de lumière. Dans sa chaloupe, il ne voit qu’un ballet d’ondes, une chorégraphie fragile qui lui rappelle que même au cœur du chaos, l’eau sait encore danser. Et lorsque finalement un poisson mord, il sourit d’un sourire discret, presque invisible comme si, pour un instant, le lac avait gagné contre la folie des rives.
Pensée du 6 janvier 2026
La peur au ventre
Quand cette boule au plexus
Me remue l’intérieur
Quand mon pouls s’accélère
Sans raison apparente
Quand j’ai envie de fuir
De disparaître, de ne plus être
De ne plus rien sentir
Je ferme les yeux,
Je pose les pieds bien à plat au sol,
Je respire, profondément,
Je remplis mes poumons au ras le bord,
Je les vide entièrement, lentement,
Encore une fois, puis une autre,
Une autre fois
Je me dépose, je fais le vide
J’oublie le temps
Je sens ma connexion au sol
Mon lien à la terre
L’énergie bienveillante
Qui monte en moi
Depuis le centre de la planète
Voilà, ça va déjà mieux
Le courage n’est pas l’absence de peur
Le courage c’est d’avancer en dépit de nos peurs
Un déjeuner venu d’ailleurs

Cerises du Chili, framboises du Mexique, bleuets du Pérou, noix de Grenoble de Californie, clémentine du Maroc, banane d’Asie, le café…
Un bonne partie de mon déjeuner provient d’ailleurs dans le monde. À une autre époque, on consommait presqu’essentiellement localement.
Depuis la mondialisation des marchés, les produits d’importation sont devenus accessibles sans être pour autant des produits de luxe. Mon père, aujourd’hui âgé de 94 ans, me disait, qu’étant enfant, il avait déjà reçu une orange à Noel, un produit rare et peu accessible à son époque.
Merci la vie pour cette diversité alimentaire.
Le bonheur c’est…
Le bonheur, c’est la famille. Nous, mes 3 enfants, leur conjoint, et mes 7 bientôt 8 petits-enfants.

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