
Je m’étais endormie dans la brousse ou peut-être avais-je juste perdu conscience, je n’étais pas tout ça fait certaine. Un grognement sourd et caverneux m’éveilla.
Couchée dans les buissons, je ne voyais pas la bête, mais je l’estimais assez proche. Trop. Elle ne m’avait pas vue, du moins je l’espérais. Je n’ai donc pas osé bouger d’un poil, espérant qu’elle s’éloigne. Mes habits de camouflage me rendaient sans doute peu visible, mais qu’en est-il de l’odorat du lion? Un léger vent de dos me protégeait probablement. J’avais faim et probablement que la bête aussi. Elle passa tout près, sans s’arrêter. j’eus l’impression qu’elle s’éloignait. Je me redressai et la vis s’en aller de dos, en balançant sa queue de gauche à droite avec impatience, en grognant.
Je pris ma .458 Winchester Magnum, épaulai et tirai un projectile de 510 grains. La détonation fut extrêmement forte. Je ressenti un coup sec dans l’épaule et une poussée violente vers l’arrière. Mes oreilles se mirent à bourdonner et mon torse me faisait mal. La balle avait transpercée la bête sur toute la longueur, comme un tunnel. Elle tomba instantanément au sol. Je me levai satisfaite. Mon dîner m’attendais!
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