.J’aime écouter le vent,
celui du printemps tardif,
ou de l’été qui s’avance, encore furtif,
où chantent les cardinaux,
rouge vif,
comme des étincelles dans les branches.
J’aime voir les goélands
qui glissent là-haut, lentement,
en grandes boucles descendantes,
portés par le vent
comme par un vieux rêve
qui ne veut pas finir.
J’aime cet entre-deux saisons,
ce moment suspendu, presque secret,
où tout hésite, où tout promet,
où la lumière change de ton
et où le monde retient son souffle
avant de recommencer.
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