Commander ce qu’il faut faire, ce qu’il faut croire, déterminer ce qui est bien et ce qui est mal. Voilà, en peu de mots une description de ce qu’est une religion.
Être reconnu officiellement comme un organisme de bienfaisance permet d’obtenir des avantages fiscaux dans de nombreux pays. Au Canada, annuellement, environ 1,08 milliard de dollars échappent ainsi aux recettes fiscales, puisque les dons à ces organismes sont déductibles d’impôt. Ces organismes bénéficient par ailleurs d’avantages particuliers qui constituent autant de sommes non récupérées par les pouvoirs publics, tel l’exemption d’impôt sur le revenu, de taxes foncières, scolaires et municipales.
On agit ainsi, parce qu’on considère les organismes de bienfaisance comme apportant un bénéfice à la population en général et il est, par ailleurs, facile pour un organisme religieux de se qualifier dans cette catégorie.
Au Canada, pour se catégoriser comme une organisme de bienfaisance, il faut remplir l’un ou l’autre des quatre critères suivants:
. Le soulagement de la pauvreté
. L’avancement de l’éducation
. L’avancement de la religion
. Toutes autres fin bénéfiques reconnue par la loi
Le problème réside essentiellement dans le troisième critère, parce qu’alors l’essentiel des dons fait à un organisme religieux peuvent aisément échapper aux fisc et n’être consacrés qu’à alimenter le système de croyance. Or, un système de croyance, ça peut être n’importe quoi.
À preuve, le Pastafarisme, inventé en 2005 par Bobby Henderson et qui professe une foi en un dieu créateur ressemblant à un monstre en spaghettis volants, qui est invisible et indétectable. Selon les croyances pastafériennes, le déclin du nombre de pirates à travers la planète serait responsable du réchauffement planétaire.
Absurde? Oui, bien sur, mais quand on aborde le domaine des croyances, où trace-t-on la ligne entre une croyance qui soit vraie et une autre qui soit fausse?
C’est bien là le problème et c’est également la faille qui permet à certains organismes qui se disent religieux de détourner des sommes d’argent importantes qui pourraient réellement être consacrées au bien public.
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