Il y a quatre lieux où je me projette mentalement quand vient le temps de m’endormir. Aussi curieux que ça puisse paraître, ces projections mentales m’aident à apprécier le confort de mon lit et favorisent mon sommeil.
Ainsi, je m’imagine parfois sur une corniche, au beau milieu d’une falaise, après avoir mis beaucoup d’effort pour me hisser jusque là. C’est comme un instant de repos unique, qui suit l’effort, qui demeure entouré de danger, mais où je suis tout de même en sécurité. Je glisse aussi une jambe hors du lit et j’imagine l’air plus froid de la montagne.
Il m’arrive aussi de m’imaginer emmitouflé au centre d’un arbre creux tombé au sol. En pleine nature, entouré de bêtes sauvages, mais protégé par ma carapace de bois.
Parfois, j’allume aussi la radio de ma table de chevet et je synchronise, pour quelques minutes, une fréquence entre deux postes, pour entendre le bruit blanc qui rappelle une chute d’eau. J’imagine alors mon lit installé dans une caverne, cachée bien au fond, derrière la chute.
Sinon, pour m’endormir, je m’imagine aussi dans une salle de cinéma, quand toute les lumières s’éteignent avant le début du film. Je me concentre sur l’écran noir devant mes yeux et je laisse les images apparaître une à une, comme si elles n’étaient pas de moi et je me contente de les regarder, d’être un spectateur passif. Je les regarde sans penser à quoi que ce soit, sans penser ce qu’elles m’inspirent, je les laissent simplement glisser sans y réfléchir, sans en rajouter.
Et ainsi, en peu de temps, je glisse dans le pays des rêves.
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